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La littérature nordique était à l'honneur cette année au salon du livre. Dans cette newsletter, nous vous indiquerons quelques titres qui vous donneront, je l'espère, envie de découvrir ces auteurs venus du grand froid.
Un grand classique, incontournable:
Arto Paasilinna
Il est l'un des écrivains finlandais les plus connus et il est aussi l'un des auteurs nordiques que je préfère car il a le mérite d'écrire des livres drôles et intelligents et ...bien écrit (vous les trouverez tous en poche je pense). Les personnages sont presque toujours excentriques et les lieux complètement dépaysants. Peut être est ce parce que Paasilinna a été bucheron dans sa jeunesse, beaucoup de ses romans se situent dans des forêts.Il a l'art de réunir des personnages qui n'ont strictement rien en commun ce qui donne systématiquement lieu à des situations cocasses et absurdes. Quand vous avez envie de vous détendre, sans tomber dans des romans faciles qui donnent l'impression de perdre son temps, achetez un Paasilinna.
Le plus connu: Le lièvre de Vatanen (il a mêm été porté à l'écran)
Mon préféré (mais il y en a bien d'autres qui le valent!)
Prisonnier du paradis
Pour les nouveautés Sincères condoléances. Délicieusement cynique. Suite d'un roman paru l'année dernière qui vient de sortir en poche l'art de pleurer en choeur. Voir la newsletter du mois de Mai pour plus de détails newsletter mai 2011
Un livre étrange (Hélène vous le confirmera) mais que j'ai dévoré:
Les animaux de compagnie
Vous passerez une grande partie du livre sous le lit du héros qui se cache. L'histoire nous parvient donc en tendant l'oreille à travers le matelas.Vous ne verrez que les pieds des autres personnages.Une expérience originale et intéressante...
Les romans policiers nordiques commencent à être connus. Outre le Millenium, dont on connaît le succès, vous pouvez vous plongerez avec délices et frissons dans les romans noirs d'Indridason. Les premiers sont quand même les meilleurs.
Déjà conseillé dans la newsletter de février 2011, un joli livre islandais, je "repompe" donc sans aucun scrupule!
Pas tout à fait une nouveauté mais il vaut vraiment le détour. Quelque part en Islande,un jeune homme de 22 ans vient de perdre sa mère qu’il chérissait. Il partageait avec elle l’amour des plantes, et en particulier l’amour des roses. Pour lui rendre un dernier hommage, il décide de rejoindre un monastère à l’autre bout du continent, qui possède un jardin de grand renom. Il veut y planter une espèce de rose très rare, à huit pétales, la rosa candida. Mais ce livre ne parle pas que de plantes. Ce jeune homme est aussi père d’une petite fille qui a été conçue avec une jeune fille presque inconnue, une nuit dans la serre du jardin familial. Ce séjour au monastère lui donnera l’occasion de faire plus ample connaissance avec son enfant mais aussi avec la mère. Un très beau livre, contemplatif mais pas lassant du tout. On le repose à regret.
Gwen
des polars glacés...une ambiance glaciale...
L'auteur de polars le plus connu est certainement Henning Menkell. Il est né en Suède et est le gendre de Ingmar Bergman (c'est décidément une famille talentueuse!!.). Quel plaisir de retrouver dans chaque nouveau roman policier, le commissaire Kurt Wallender, un peu taciturne, un peu dépressif, et son équipe de choc.
Je n'en conseillerai aucun car on peut tous les considérer comme des bons polars...
Dans la même veine, Arnaldur Indriðason, un auteur islandais cette fois. Comme dans les romans de Menkell, on suit ici aussi la même équipe de détectives dot fait partie le commissaire Erlendur, aussi taciturne et "brut de décoffrage" que Wallender...La vie d'Erlendur nous intéresse presque tout autant que l'enquête elle même. Divorcé, il galère avec sa fille junkie qu'il n'a pas élevée et qui lui donne du fil à retordre. Il se bat également avec les fantômes de son enfance.. Il ne s'est jamais remis de la mort de son petit frère disparu alors qu'ils étaient tous le sdeux perdus dans une tempête de neige.
Sans donner de titres, je trouve quand même que les premiers parus sont les meilleurs: la cité des jarres, la femme en vert... J'ai également beaucoup aimé hypothermie,
DES BD adaptées de romans
Jørn Riel est un écrivain danois, né en 1931.
Jørn Riel s'est engagé en 1950 dans une expédition scientifique pour le nord-est du Groenland, où il passera seize années, notamment sur une base d'étude de l'île d'Ella.
De ce séjour, il tirera le versant arctique de son œuvre littéraire, dont la dizaine de volumes des Racontars arctiques, ou la trilogie Le Chant pour celui qui désire vivre. Dans ces romans, dédiés à son ami Paul-Émile Victor, Jørn Riel s'attache à raconter la vie des populations du Groenland.
Quelques uns des libraires (Pierre c'est sûr!) ont lu ces racontars. Moi je les ai découvert quand ils ont été adaptés en BD et j'ai adoré ces histoires du grand nord ou il n'y a pas grand chose d'autre à faire qu'à boire et palabrer avec un ami ou un animal. Quand on crève de solitude sur la banquise, on finit même par s'attacher un coq!
Voici la critique de Télérama pour vous persuader! (à moins que les sourires d'Ulysse ne vous dissuadent!!)
La vierge froide et autres racontars
Ces « racontars » sont « des histoires vraies qui pourraient passer pour un mensonge. A moins que ce ne soit l'inverse », a dit Jørn Riel. On lui sait gré de ne pas avoir cherché à démêler le vrai du faux, car l'incertitude planant sur la réalité vécue de ces courts récits venus du froid ajoute au plaisir qu'ils distillent. Dans les années 1950, le célèbre romancier danois a fait de longs séjours au Groenland. Il y a beaucoup écouté les trappeurs solitaires, vivant de la vente de peaux d'ours ou de phoques, plongés dans une nuit sans fin pendant la moitié de l'année, et se rendant visite les uns les autres de loin en loin pour retrouver la parole ou faire la fête. Et se raconter d'excentriques rencontres, mais aussi leurs rêves enfouis sous de rustiques manies, dévoilant ce qu'on ne pouvait soupçonner : que le caractère abrasif des gaillards les plus endurcis peut déboucher sur une forme élémentaire de poésie du quotidien. De mémorables personnages plus vrais que nature - ou trop beaux pour être vrais, au choix - émergent ainsi de cette adaptation gourmande, dense et enjouée, où Hervé Tanquerelle croque ces hommes du bout du monde avec la plus immédiate et chaleureuse complicité.
On ne pouvait être au fond plus fidèle à l'esprit d'un texte oscillant entre reportage ethnographique de première main et conte truculent, burlesque, abrupt, aux résonances de légende crépitante.